Actu Média

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Sources : Le Monde

En Israël, les femmes se libèrent sur grand écran

Un événement considérable est survenu au Festival international du film de Haïfa, en octobre 2016. Trois films, réalisés par des femmes, étaient en compétition, traitant d’un même thème : la difficile coexistence entre Palestiniens et Israéliens. Pour la première fois, les premiers cessaient d’être des…

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Sources : Le Monde

Xi Jimping appelle Donald Trump pour faire baisser la tension avec la Corée du Nord

Le président chinois, Xi Jinping, a plaidé auprès du président des Etats-Unis,Donald Trump, pour une solution pacifique de la crise autour du programmenucléaire nord-coréen, affirme la chaîne de télévision chinoise CCTV sur son site Internet, mercredi…

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Sources : Libération

«Tu sors de tes études, tu proposes ton énergie, et personne n’en veut»

Plus que jamais en France, le diplôme est considéré comme un atout essentiel pour l’insertion professionnelle. Seuls 11 % de ceux qui en possèdent un pointent au chômage cinq ans après leur entrée sur le marché…

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Sources : l'Humanité

Mélenchon, la dynamique qui peut tout changer

La percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages ? « Ça ne m’intéresse pas », répondait Marine Le Pen il y a cinq jours, sur BFMTV.

 

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Sources : l'Humanité

Haile Gerima « Même quand le monde change, la question des Noirs perdure »

Haile Gerima est né en 1946 en Éthiopie. Il quitte son pays pour les États-Unis, en 1968.

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Sources : Marianne

Mort de Liu Shaoyao : la "discrète" communauté chinoise mobilisée contre les violences

Un dimanche "comme les autres", villa Curial. Dans leurs chambres, ce 26 mars, les enfants Shaoyo révisent sagement "leurs examens". Il est bientôt l’heure de dîner. Leur père, Liu, immigré d’origine chinoise, prépare du poisson…

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Sources : Boursorama

Attentat de Dortmund: la police envisage une piste islamiste

La triple explosion mardi soir, juste avant le quart de finale aller Dortmund-Monaco, est aussi venue ternir l'affiche de rêve Bayern Munich-Real Madrid prévue dans la soirée mercredi.

Sources : Boursorama

Mutilations génitales: la médicalisation compromet l'éradication

Longtemps décrite comme un rite de passage à l'âge adulte, l'excision tend à être pratiquée de plus en plus tôt : avant 10 ans pour la majorité des femmes dans la plupart des pays concernés…

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Sources : Nouvelobs

"J’avais une chimio très efficace, mais elle n’est plus remboursée"

Elle n’est pas la première à en arriver là. Et elle risque de ne pas être la dernière. Leslie, 40 ans, a lancé un appel la semaine dernière sur "La cagnotte des proches", un site de…

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Sources : Nouvelobs

"The Young Lady", "Lettres de la guerre" : les films à voir (ou pas) cette semaine

En Afrique, le colonialisme agonise. Quinze ans après la chute de l’Algérie française, l’Angola portugais tombe, en 1975.

Lorsqu’il part en bateau pour Luanda, António…

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De la dichotomie…

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A temps nouveaux termes nouveaux pour bien faire sentir que les temps anciens c’est fini, que la jeunesse est là, qu’il faut en finir avec les discours dépassés. La nov’langue sera dichotomique ou ne sera pas.

La dichotomie, oui! Vous connaissez: le sud et le nord, l’ail ou le persil, la castagne ou le bisou, la mer ou la montagne, le froid ou le chaud, l’intelligence ou la bêtise, les catalans ou les gavatxs… Et puis celle qui fait fureur depuis les présidentielles, la gauche et la droite. Plus particulièrement dans sa version négative, répétitive, labellisée Macron, ni droite, ni gauche.

La rhétorique adore les répétitions, «moi président… moi président.» Vous vous souvenez de l’entourloupe d’Hollande. Comme s’il suffisait de répéter un mot pour qu’il prenne de la force, pour qu’on y croie un peu plus. Répétons donc «Ni…ni…!»

Mais tous les ni-ni ne sont pas équivalents, loin de là. Il y a ceux qui sont là pour renforcer une pensée, un choix, un engagement, un refus viscéral: Ni dieu! Ni maître! Je revendique haut et fort ma liberté de penser, d’agir, par-delà tous les pouvoirs, toutes les chapelles, toutes les contraintes religieuses, morales, politiques. Ce ni-ni-là est sans concession, il sent le soufre et la révolte. C’est un ni-ni qui a du sens, un ni-ni courageux parce qu’il peut vous valoir quelques difficultés.

Comme un autre ni-ni, plus riche encore précise une pensée qui ne tient pas le christianisme en grande estime: «ni le père, ni le fils, ni le saint-esprit» ou bien «ni dieu, ni ses saints». Mais le ni-ni est plus souvent laÏque, et si vous êtes totalement déterminé, vous direz que n’accepterez jamais ce que l’on vous propose«ni vivant, ni mort». La chose est entendue, claire et irrémédiable. Enfin pour les misanthropes absolus, vous n’aimez ni les Français, ni les étrangers. Pour les mauvais élèves ce n’est «ni l’école privée, ni l’école publique» qui peut faire leur bonheur. Et pour les antifascistes «Ni Marine, ni Le Pen».

Ces ni-ni-là ont du sens et ne cherchent pas à tromper leur monde. Mais ils ne sont pas les plus fréquents et le ni-ni peut aussi sentir son entourloupe. Dans la bouche des macrons-boys et de leurs thuriféraires le«ni droite-ni gauche» est de cet acabit, de façon d’autant plus flagrante qu’il est largement l’oeuvre de gens de droite, de gauche et de nulle part, mais assoiffés d’un pouvoir qui leur a tellement tourneboulé la tronche qu’ils ont perdu tout sens de la latéralisation.

Ces ni-ni-là leur laissent les mains libres. Par exemple, «Ni la peste, ni le choléra», mais il y a tous les autres microbes politiques qui vous assaillent. «Ni le matin, ni le soir», mais il reste tous les après-midi pour vous entuber. «Ni propre, ni sale», mais un peu crade quand même. «Ni debout, ni couché», mais peut-être un peu à genoux. «Ni un peu, ni beaucoup», mais sans doute assez pour vous faire suer le burnous et vous contraindre à fermer votre gueule. «Ni être, ni avoir», parce que vous ne serez plus rien, vous n’aurez plus rien … que les yeux pour pleurer.

Ne désespérez pas camarades: le langage, notre persistance, nos espoirs ont des ressources insoupçonnées. Nous avons nos ni-ni à nous qui ne leur plairont pas beaucoup, mais ils devront s’y faire. «Ni aujourd’hui, ni demain» nous ne baisserons la garde, nous ne courberons l’échine, nous n’accepterons ni l’exclusion, ni la précarité, ni le chômage. Ni le mensonge, ni l’esbroufe n’entamerons notre lucidité, notre combativité.

Et une dichotomie, c’est mieux en négatif

Ni la peste, ni le choléra

Ni le matin ni le soir

Ni un peu, ni beaucoup

Ni le latin ni le grec

Ni l’eau ni le feu

Ni eau ni le vin

Ni le Père, ni le Fils, ni le Saint-Esprit

Ni toi, ni moi

Ni à pieds ni en voiture

Ni vivant ni mort

Ni debout, ni couché

Ni avec amour ni sans

Ni le ciel ni la terre

Ni les blonds ni les bruns

Ni les noirs ni les blancs

Ni les Français, ni les étrangers

Ni l’USAP, ni les Dragons

Ni Marine ni Le Pen

Ni chien ni chat

Ni content ni mécontent

Ni riche ni pauvre

Ni moral ni immoral

Ni chaud ni froid

Ni aujourd’hui, ni demain ou ni hier, ni aujourd’hui ou ni demain, ou ni aujourd’hui, ni demain

Ni la vue ni l’odeur

Ni devant ni derrière

Ni a ni b

Ni les patrons, ni les ouvriers

Ni les gentils ni les méchants

Ni trop ni pas assez

Ni être ni avoir

Ni éternel ni éphémère

Ni important ni dérisoire

Ni propre ni sale

Ni clair ni mystérieux

Ni pur ni impur

Ni beau ni laid

Ni dur ni mou

Ni chien ni chat

Ni l’école publique ni l’école privé

Ni en bas ni en haut

Ni enfant ni adulte

NI jeune ni vieux

Ni emmerdant ni agréable

Ni qui sent bon ni qui sent mauvais

Ni poli ni impoli

Ni le corps ni l’esprit

Ni le jour ni la nuit

Ni le dernier, ni le premier

Ni poilu ni imberbe

Ni con ni pas con

Ni nu ni habillé

Ni malade ni sain

Ni chic ni moche

Ni rond ni carré

Ni homme ni femme

Ni pour ni contre

Ni sûr ni incertain

Rédigé le 25/05/2017

Jean-Marie Philibert