Actu Média

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Sources : Libération

 En Tunisie, les femmes ont désormais le droit d'épouser des non-musulmans

 

Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans, les circulaires ministérielles empêchant ces unions ayant été abolies, a annoncé jeudi la porte-parole de la présidence. «Tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la…

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Sources : Libération

Boris Johnson défie Theresa May sur le Brexit

Le ministre des Affaires étrangères a publié une tribune vantant un Brexit dur, perçue comme une critique de la Première ministre britannique et un défi à son autorité.

 

Boris Johnson dispose d’une grande qualité. Il peut être «très amusant», a déclaré…

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Sources : L'Humanité

Réforme XXL du code du travail, feu-vert pour les ordonnances et après ?

C’est fait, la loi habilite le gouvernement à prendre par ordonnances toutes mesures pour réformer le code du travail. Reste encore à les ratifier.

Après le feu vert du Conseil constitutionnel par délibération du 7 septembre 2017 , samedi 16 septembre a été…

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Sources : L'Obs

Mini-jobs", travail précaire... Etre pauvre sous Merkel

"Mini-jobs", travail précaire, douze ans après les réformes qui ont flexibilisé le marché du travail, le pays le plus riche d'Europe compte, aussi, de plus en plus de personnes en grande difficulté. Reportage.

"Moi, pauvre ?" Ulrich Arenz est stupéfait. "C'est…

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Sources : Boursorama

Quand le Président Macron pratique un double discours...

Il y aurait un "Macron côté jardin" et un "Macron côté cour". Illustration à Athènes le 7 septembre : devant les caméras, le chef de l'Etat prône la solidarité. Quelques heures plus tard, à Paris, il joue la concurrence entre les États-membres. Pour…

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Sources : Libération

Aide publique au développement : «La plus importante coupe budgétaire jamais connue»

Alors qu'Emmanuel Macron avait promis que cette aide atteindrait 0,7 % du revenu national brut d'ici 2030, le gouvernement a annoncé lundi une réduction de 141 millions d'euros.
Le gouvernement «tiendra la parole de la France» sur la question du déficit, confirmait lundi Gérald Darmanin, ministre des Comptes…

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Sources : Libération

Pollution de l’air : le Conseil d’État enjoint au gouvernement d’agir

Mercredi, la plus haute juridiction administrative a demandé au gouvernement d’agir dans les meilleurs délais contre la pollution de l’air aux particules fines PM10 et au dioxyde d’azote. Une décision inédite pour cette instance.

 

 

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Sources : L'Humanité

Loi travail. Extension du CDI de chantier, en marche vers la précarité généralisée

 

Cumulant les inconvénients sans les avantages de l’intérim et du CDD, le CDI dit de chantier ou de projet est dans les plans du gouvernement. Un contrat de travail précaire, sans durée prédéfinie, que l’employeur peut rompre à sa guise.

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Sources : Le Monde

En Israël, les femmes se libèrent sur grand écran

Un événement considérable est survenu au Festival international du film de Haïfa, en octobre 2016. Trois films, réalisés par des femmes, étaient en compétition, traitant d’un même thème : la difficile coexistence entre Palestiniens et Israéliens. Pour la première fois, les premiers cessaient d’être des…

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Sources : Le Monde

Xi Jimping appelle Donald Trump pour faire baisser la tension avec la Corée du Nord

Le président chinois, Xi Jinping, a plaidé auprès du président des Etats-Unis,Donald Trump, pour une solution pacifique de la crise autour du programmenucléaire nord-coréen, affirme la chaîne de télévision chinoise CCTV sur son site Internet, mercredi…

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« Pas de souci »

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Ce mot de souci connaît un regain d’intérêt, en particulier dans le langage «d’jeun». A des remarques pressantes, à des questions inquiètes, à des demandes insistantes, nous nous attirons de plus en plus souvent la réponse polie, mais me semble-t-il un peu contrainte: «pas de souci!». J’y entends un implicite du genre: j’ai compris, je m’exécute, mais n’insiste pas, sinon tu vas m’agacer, je gère! L’inquiétude n’est pas de mise: soyons cool et zen à la fois. Je te facilite la vie, à charge de revanche facilite-moi la mienne. Faisons disparaître les soucis.

Faisons disparaître les soucis

J’ai un peu de mal à me faire à cette expression et cela tient à ce que le mot «souci» dès mon enfance s’est chargé de connotations lourdes, liées sans doute à l’époque, à la psychologie de ceux et celles qui m’entouraient, aux difficultés de la vie. Les soucis étaient nombreux et variés. J’étais moi-même une source constante de soucis:«Tu me fais faire beaucoup de soucis, Jean-Marie», m’a répété ma mère pendant toute mon adolescence, un peu agitée. Je vivais donc au milieu de soucis en tous genres que je contribuais à provoquer avec une inconscience coupable, mais je ne me laissais pas contaminer par cette prolifération anxiogène. En fait j’étais très proche des d’jeunes d’aujourd’hui enclins à la cool-attitude. Je voulais déjà faire disparaître les soucis.

Le souci d’être écouté

Et je n’ai rien fait disparaître: ils ont poursuivi ma génération, puisque les natifs de la fin de la seconde guerre mondiale, en provoquant un baby-boom, aussi soudain que massif, ont donné des soucis et pour longtemps. Il a fallu les nourrir, et c’étaient les restrictions, il a fallu les éduquer, les occuper, les loger, les mettre au travail et les mettre au pas (merci de Gaulle). Dans des structures qui ne cessaient d’être trop petites. Dans un monde où l’on ne roulait pas sur l’or. Ils ont donné des soucis aux universités, aux entreprises, aux petits chefs et aux grands chefs. D’autant plus qu’ils n’ont jamais cessé de réclamer toujours plus: de sous, de droits, de protections, de considérations. Et tous ceux qui sont venus après leur ont emboité le pas dans un monde en mouvement où le partage des richesses, toujours aussi inégalitaire restait une cause constante, récurrente de soucis. Aussi bien pour les tenants du pouvoir qui n’ont jamais voulu rien lâcher, ou si peu, (mais ils avaient peur d’être contraints de le faire) que pour la bande de récalcitrants du populo, d’agités, de contestataires, jeunes et moins jeunes, qui ne cessaient d’avoir le souci persistant d’être écoutés et entendus.

Les soucis en pire

Jusqu’à ce que n’en pouvant plus devant cette accumulation de soucis qu’il ne maîtrisait plus, le grand capital (comme il disait Marchais) et sa cohorte de pèzeux ne se disent: ils en veulent des soucis, ils vont en avoir, une bonne crise économico-sociale, ça va leur apprendre à vivre. Du monde des soucis on passera donc à la désespérance absolue, au monde du no-future, à la société de la précarité sans partage, à la brutalité des puissants. Dont Gattaz et ses sbires aujourd’hui pourraient être les symboles.

Et c’est dans ce monde bien hostile que la capacité de résistance des générations montantes a régénéré cette expression «pas de souci!», comme une volonté de ne pas se laisser submerger par une adversité dont on ne pourrait pas sortir sans se soumettre à un désordre dominant qui révulse tous ceux qui ont quelques étincelles de lucidité, qui ont soif de justice, de progrès, de transformations sociales. Ce «pas de souci», j’ai envie de l’interpréter comme un pied de nez aux apôtres de la désespérance, comme un obstiné «même pas peur!», tout bêtement comme une simple volonté de vivre sans souci…

Rédigé le 13/07/2017

Jean-Marie Philibert