Actu Média

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Sources : Mediapart

Une journée d’études sur l’asile LGBT censurée à l’université de Vérone

En Italie aussi, les libertés académiques sont menacées, et la démocratie avec elles. L’extrême droite arrive à peine au pouvoir que les effets s’en font déjà sentir : sous la pression politique, le président de l’Université de Vérone décide la suspension d’une journée…

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Sources : Nouvel Obs

Avec les migrants à Paris : "Je veux bien aller n'importe où, mais pas rester là"

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'évacuation "à bref délai" des différents camps de migrants parisiens où vivent près de 2.400 personnes. Reportage dans le 19e arrondissement.

 

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Sources : Rue89

Attentat masculiniste de Toronto : " Les femmes disent maintenant qu’elles ont peur"

Mélissa Blais, chercheuse québécoise spécialiste de l'antiféminisme, revient sur l'attaque à la voiture bélier de Toronto.

 

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Sources : Le Monde

Appel à cesser le travail à 15 h 40 et manifestations pour la journée des droits des femmes

Des associations et des syndicats ont voulu faire du 8 mars une journée de lutte pour rappeler les inégalités dont les femmes continuent d’être victimes.

 

Des mobilisations ont été organisées dans toute la France, jeudi 8 mars, y compris dans des…

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Sources : Le Monde

Sans-abri : l’inquiétude des associations sur le maintien d’hébergements d’urgence

 Les SDF logés en urgence grâce au plan hivernal risquent de se retrouver à la rue à la fin du mois si aucune disposition n’est prise, alerte un collectif.
« C’est un compte à rebours infernal qui nous est actuellement imposé. » Florent Gueguen, directeur…

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Sources : Mediapart

Les leçons du scrutin italien

Retour sur la victoire du Mouvement cinq étoiles en Italie, dimanche 4 mars, et ses conséquences pour l'Europe.

 

Le Mouvement Cinq Étoiles est le vainqueur des législatives du 4 mars 2018 en Italie, et l’extrême droite de la Ligue du…

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Sources : orange info

Peines de prison: seulement "quelques mesures d'affichage" (PCF)

Le Parti communiste a déploré mercredi que la réforme du système des peines de prison présentée la veille par Emmanuel Macron ne comporte que "quelques mesures d'affichage", qui laissent selon lui "entières" les questions de la prévention et des moyens humains et…

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Sources : Libération

 En Tunisie, les femmes ont désormais le droit d'épouser des non-musulmans

 

Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans, les circulaires ministérielles empêchant ces unions ayant été abolies, a annoncé jeudi la porte-parole de la présidence. «Tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la…

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Sources : Libération

Boris Johnson défie Theresa May sur le Brexit

Le ministre des Affaires étrangères a publié une tribune vantant un Brexit dur, perçue comme une critique de la Première ministre britannique et un défi à son autorité.

 

Boris Johnson dispose d’une grande qualité. Il peut être «très amusant», a déclaré…

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Sources : L'Humanité

Réforme XXL du code du travail, feu-vert pour les ordonnances et après ?

C’est fait, la loi habilite le gouvernement à prendre par ordonnances toutes mesures pour réformer le code du travail. Reste encore à les ratifier.

Après le feu vert du Conseil constitutionnel par délibération du 7 septembre 2017 , samedi 16 septembre a été…

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« Pas de souci »

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Ce mot de souci connaît un regain d’intérêt, en particulier dans le langage «d’jeun». A des remarques pressantes, à des questions inquiètes, à des demandes insistantes, nous nous attirons de plus en plus souvent la réponse polie, mais me semble-t-il un peu contrainte: «pas de souci!». J’y entends un implicite du genre: j’ai compris, je m’exécute, mais n’insiste pas, sinon tu vas m’agacer, je gère! L’inquiétude n’est pas de mise: soyons cool et zen à la fois. Je te facilite la vie, à charge de revanche facilite-moi la mienne. Faisons disparaître les soucis.

Faisons disparaître les soucis

J’ai un peu de mal à me faire à cette expression et cela tient à ce que le mot «souci» dès mon enfance s’est chargé de connotations lourdes, liées sans doute à l’époque, à la psychologie de ceux et celles qui m’entouraient, aux difficultés de la vie. Les soucis étaient nombreux et variés. J’étais moi-même une source constante de soucis:«Tu me fais faire beaucoup de soucis, Jean-Marie», m’a répété ma mère pendant toute mon adolescence, un peu agitée. Je vivais donc au milieu de soucis en tous genres que je contribuais à provoquer avec une inconscience coupable, mais je ne me laissais pas contaminer par cette prolifération anxiogène. En fait j’étais très proche des d’jeunes d’aujourd’hui enclins à la cool-attitude. Je voulais déjà faire disparaître les soucis.

Le souci d’être écouté

Et je n’ai rien fait disparaître: ils ont poursuivi ma génération, puisque les natifs de la fin de la seconde guerre mondiale, en provoquant un baby-boom, aussi soudain que massif, ont donné des soucis et pour longtemps. Il a fallu les nourrir, et c’étaient les restrictions, il a fallu les éduquer, les occuper, les loger, les mettre au travail et les mettre au pas (merci de Gaulle). Dans des structures qui ne cessaient d’être trop petites. Dans un monde où l’on ne roulait pas sur l’or. Ils ont donné des soucis aux universités, aux entreprises, aux petits chefs et aux grands chefs. D’autant plus qu’ils n’ont jamais cessé de réclamer toujours plus: de sous, de droits, de protections, de considérations. Et tous ceux qui sont venus après leur ont emboité le pas dans un monde en mouvement où le partage des richesses, toujours aussi inégalitaire restait une cause constante, récurrente de soucis. Aussi bien pour les tenants du pouvoir qui n’ont jamais voulu rien lâcher, ou si peu, (mais ils avaient peur d’être contraints de le faire) que pour la bande de récalcitrants du populo, d’agités, de contestataires, jeunes et moins jeunes, qui ne cessaient d’avoir le souci persistant d’être écoutés et entendus.

Les soucis en pire

Jusqu’à ce que n’en pouvant plus devant cette accumulation de soucis qu’il ne maîtrisait plus, le grand capital (comme il disait Marchais) et sa cohorte de pèzeux ne se disent: ils en veulent des soucis, ils vont en avoir, une bonne crise économico-sociale, ça va leur apprendre à vivre. Du monde des soucis on passera donc à la désespérance absolue, au monde du no-future, à la société de la précarité sans partage, à la brutalité des puissants. Dont Gattaz et ses sbires aujourd’hui pourraient être les symboles.

Et c’est dans ce monde bien hostile que la capacité de résistance des générations montantes a régénéré cette expression «pas de souci!», comme une volonté de ne pas se laisser submerger par une adversité dont on ne pourrait pas sortir sans se soumettre à un désordre dominant qui révulse tous ceux qui ont quelques étincelles de lucidité, qui ont soif de justice, de progrès, de transformations sociales. Ce «pas de souci», j’ai envie de l’interpréter comme un pied de nez aux apôtres de la désespérance, comme un obstiné «même pas peur!», tout bêtement comme une simple volonté de vivre sans souci…

Rédigé le 13/07/2017

Jean-Marie Philibert