Actu Média

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Sources : l'Humanité

Le siège du PCF à Lyon attaqué par des fascistes

Le local départemental du Parti communiste a été dégradé mercredi, dans une ville où l’extrême droite agit en toute impunité.

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Sources : Libération

LES ARCHÉOLOGUES, NOUVEAUX DAMNÉS DE LA TERRE

Si la loi d’août 2003 instaurant l’ouverture à la concurrence du marché de l’archéologie préventive a permis de créer des emplois, les conditions de travail se sont profondément dégradées. Rencontre en Haute-Savoie avec les prolétaires de la poussière.

 

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Sources : Libération

«Tolérance zéro» aux Etats-Unis : l’avenir des familles immigrées en péril

La politique de Trump a déjà eu des conséquences dévastatrices pour les sans-papiers arrêtés récemment, notamment pour les enfants, qui ne sont pas certains de retrouver leurs parents.

 

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Sources : Mediapart

Une journée d’études sur l’asile LGBT censurée à l’université de Vérone

En Italie aussi, les libertés académiques sont menacées, et la démocratie avec elles. L’extrême droite arrive à peine au pouvoir que les effets s’en font déjà sentir : sous la pression politique, le président de l’Université de Vérone décide la suspension d’une journée…

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Sources : Nouvel Obs

Avec les migrants à Paris : "Je veux bien aller n'importe où, mais pas rester là"

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'évacuation "à bref délai" des différents camps de migrants parisiens où vivent près de 2.400 personnes. Reportage dans le 19e arrondissement.

 

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Sources : Rue89

Attentat masculiniste de Toronto : " Les femmes disent maintenant qu’elles ont peur"

Mélissa Blais, chercheuse québécoise spécialiste de l'antiféminisme, revient sur l'attaque à la voiture bélier de Toronto.

 

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Sources : Le Monde

Appel à cesser le travail à 15 h 40 et manifestations pour la journée des droits des femmes

Des associations et des syndicats ont voulu faire du 8 mars une journée de lutte pour rappeler les inégalités dont les femmes continuent d’être victimes.

 

Des mobilisations ont été organisées dans toute la France, jeudi 8 mars, y compris dans des…

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Sources : Le Monde

Sans-abri : l’inquiétude des associations sur le maintien d’hébergements d’urgence

 Les SDF logés en urgence grâce au plan hivernal risquent de se retrouver à la rue à la fin du mois si aucune disposition n’est prise, alerte un collectif.
« C’est un compte à rebours infernal qui nous est actuellement imposé. » Florent Gueguen, directeur…

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Sources : Mediapart

Les leçons du scrutin italien

Retour sur la victoire du Mouvement cinq étoiles en Italie, dimanche 4 mars, et ses conséquences pour l'Europe.

 

Le Mouvement Cinq Étoiles est le vainqueur des législatives du 4 mars 2018 en Italie, et l’extrême droite de la Ligue du…

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Sources : orange info

Peines de prison: seulement "quelques mesures d'affichage" (PCF)

Le Parti communiste a déploré mercredi que la réforme du système des peines de prison présentée la veille par Emmanuel Macron ne comporte que "quelques mesures d'affichage", qui laissent selon lui "entières" les questions de la prévention et des moyens humains et…

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Pour l’amour de la langue

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L’amour de la langue… C’est de cet inconnu que je souhaite parler! L’amour de la langue parce qu’il nous constitue, parce qu’il nous nourrit, parce qu’il nous a construits, parce qu’il nous forge, parce qu’il nous ouvre aux autres… Aux autres langues aussi, parce qu’il est rencontre, ouverture, enrichissement, cultures (au pluriel bien sûr!)…

Un chemin « Bonhomme »...

Eh bien, l’amour de la langue, c’est un peu comme l’amour des enfants: on les aime, on les adore, on veut en faire ceci ou cela, on les imagine à l’image de ce que l’on aurait aimé être, on les forge (on essaie) et il arrive qu’on se rate. L’enfant sera ce qu’il a choisi d’être, nourri de votre amour, de votre histoire commune, il construira sa propre histoire pour exister. La langue, depuis de longues générations, nous la construisons, nous la faisons croître et proliférer pour dire le monde, la vie, nos vies, nos humanités. Comme pour nos enfants, nous dépensons beaucoup d’énergie pour elle, et elle nous le rend bien en accompagnant nos moments de joie ou de détresse, nos moments de partage, comme de solitude. Mais elle nous donne parfois le sentiment de ne pas être à la hauteur de toutes nos attentes, d’échapper à nos désirs pour mener son «bonhomme» de chemin.

Un chemin si «bonhomme» qu’elle a développé en son sein des usages au sexisme avéré et qu’elle a ainsi participé de la domination de la moitié masculine de l’humanité sur l’autre moitié féminine. D’où les préconisations du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, dès 2015, de promouvoir une écriture inclusive qui a pour finalité de fonder une communication publique sans stéréotype de sexe.

Inclusive or not

L’écriture inclusive se définit par «l’ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes». D’où l’obligation d’accorder les fonctions, métiers, titres… en fonction du genre: l’auteur femme sera auteure, ou auteuse ou autrice. Il faudra utiliser à la fois le masculin et le féminin quand on parle d’un groupe indifférencié, par exemple les agriculteur-trice(s). Le masculin ne l’emportant plus sur le féminin!

On accordera donc au plus près: les garçons et les filles sont contentes. Et dernière horreur à proscrire à tout jamais: ne jamais mettre une majuscule à Homme pour désigner des hommes et des femmes qui composent ensemble, qui régénèrent ensemble l’humanité.

La légitimité des propositions faites est incontestable: la langue est imprégnée d’une idéologie antiféministe. Et les combats des femmes, mais aussi des hommes pour plus de justice, pour plus d’égalité, pour plus de liberté ont eu des effets limités. Les tentatives des forces réactionnaires pour empêcher tout progrès ont très souvent cherché à perturber les valeurs, les représentations et les mots qui vont avec ; écoutez ce qu’ils ont fait des mots démocratie, ou socialisme.

Une brèche ?

Faut-il donc se précipiter dans la brèche grammaticale ouverte pour, dans ces temps où le harcèlement des femmes devient une réalité insupportable, en finir au moins avec les injustices de la langue? Ma réponse est que la vérité n’est pas plus du côté des vieilles barbes de l’Académie française que de celui des passionné(e)s de l’inclusive. L’économie de la langue repose sur un usage dont tous les mécanismes nous échappent un peu, mais qui la régule sur des pratiques qui parviennent souvent à combiner efficacité linguistique, pertinence sociale et invention. L’usage a su souvent prendre le contre-pied des blocages, des malhonnêtetés, des turpitudes.

Un piège ?

Confondre les mots, les phrases et les choses qu’ils-elles représentent est un piège dans lequel les réformateurs de pacotille veulent nous prendre pour nous convaincre que les mots suffisent à changer la vie. Les terrains sociaux, linguistiques, philosophiques, sont imbriqués de telle façon que seule une approche globale est efficace, pour faire bouger les lignes d’une vie à écrire où une moitié des êtres humains n’aura plus à craindre pour elle-même. Je serai enclin à nous inciter tous ensemble à détruire les murs qui gâchent-cachent notre avenir commun. Pour cela nous avons besoin d’une langue certes complexe, mais riche de toutes ses strates et de toutes ses potentialités. Évitons d’en faire un simple artifice ; la confusion, genre-sexe pourrait y conduire. Préservons-la. Elle est précieuse. Elle est comme nos enfants : faisons tout pour elle, mais laissons-lui sa liberté, elle est notre avenir! L’amour de la langue... toujours.

Rédigé le 30/11/2017

Jean-Marie Philibert